Portrait : François Bayrou

Publié le par Le Canard

Prononçant distinctement toutes les syllabes des mots, François Bayrou a un cheminement politique assez incroyable. Européen convaincu, catholique pratiquant, le chrétien démocrate veut créer un grand parti du centre, une grande alliance pour aller "au-delà des partis". Un néo-De Gaulle ?

Son site perso : http://www.bayrou.fr

Vie perso :

55 ans, agrégé de lettres classiques, enseignant et exploitant agricole. Marié, 6 enfants, 12 petits-enfants.

Vie politique en date :

1979/1982 : chargé de mission au cabinet de Pierre Méhaignerie au ministère de l'Agriculture, puis au cabinet d'Alain Poher, président du Sénat

1982 : conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, réélu plusieurs fois

1983 : conseiller munipal de Pau, réélu en 1989

1986 : député des Pyrénées-Atlantiques, réélu plusieurs fois et député encore actuellement

1993/1997 : ministre de l'Education nationale du gouvernement Juppé

1998 : Président de l'UDF

1999/2002 : député européen

2002 : candidat à l'élection présidentielle, quatrième place et obtient 6,84%, participe au gouvernement Raffarin, puis De Villepin

2004 : défaite à l'élection de la présidence de la Région Aquitaine à 16%

2006 : vote une motion de censure contre le gouvernement De Villepin

2007 : candidat à l'élection présidentielle

Il y a de fortes chances pour que cette élection décide de la survie du parti de centre droit. En effet, en 2002, la plupart des élus de l'UDF ont quitté leur parti pour former avec le RPR et DL, l'UMP laissant le parti du centre droit amorphe. Si l'on rajoute la désertion d'Andrée Santini, Simone Veil et le silence de Gilles de Robien, l'UDF en défiant l'UMP, son principal partenaire politique, joue le tout pour le tout. Souvent considéré comme un "ni ni", le centriste François Bayrou est accusé de ne pas vouloir trancher les litiges, d'avoir des positions fermes. Son slogan : ni la droite, ni la gauche mais les deux. Son programme : contrôler le déficit public. Il faut être honnête et dire que François Bayrou n'est pas du centre car le centre n'existe pas. Il y a un centre gauche : le PRG et un centre droit : l'UDF qui suivent les deux grands courants de pensée européens : les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates. François Bayrou aurait fort à faire pour se placer en troisième position car il ne dispose pas de la base militante du FN. Je crains qu'une giffle ne puisse lui assurer un ticket pour le second tour.

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L
J'en suis arrivé à la même conclusion mais avec une nuance : là, plus que la modification de l'UDF, sa survie. Si Bayrou n'est pas au second tour, l'UDF est mort. Soit à court terme, s'il obtient un score de moins de 10%, soit à long terme, avec un résultat autour de 15%.<br /> Pour le PS, je pense que la scission aurait du avoir lieu après la défaite du oui au référendum (à défaut de 2002). Mais elle est latente. J'espère toutefois que les sociaux démocrates ne se mélangeront pas dans un grand partie centriste. Je préférerais qu'ils prennent le pouvoir au sein du PS.
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P
Je suis d'accord sur le fait que cette élection décidera probablement du sort de l'UDF.<br /> Mais de la même manière,elle pourrait aussi décider su sort du PS,et de son éventuelle scission entre un mouvement démocrate et un je ne sais quoi plus à gauche.Car les sociaux-démocrates français,dans leur immense majorité ne sont pas au PRG,comme tu le dis,mais au PS...<br /> Tout dépend en fait de qui sera au second tour entre Royal et Bayrou.
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