Portrait : Philippe De Villiers

Publié le par Le Canard

Archétype de l'homme politique français, Philippe De Villiers défend la souveraineté nationale en montrant du doigt la technocratisation de la politique, tout en suivant sa vision chrétienne de la société. C'est le débat sur le référendum du Traité pour une Constitution Européenne qui marque son glissement de la droite extrème à l'extrème droite.

Son site perso : http://www.pourlafrance.fr/

Vie perso :

57 ans, marié, sept enfants. Maîtrise de droit public, diplôme de l'IEP Paris, énarque, préfet.

Vie politique en date :

1985 : adhésion au Parti Républicain

1986 : secrétaire d'État auprès du ministre de la culture et de la communication dans le Gouvernement Chirac

1987 : démission de son poste, député par suppléance, entre dans le Conseil Général de la Vendée

1988 : membre de l'UDF, soutien de Raymond Barre à l'élection présidentielle, élu député de Vendée, puis réélu en 1997 et en 2002

1994 : création du Mouvement pour la France, élu député MPF aux élections européennes réélu en 2004

1995 : candidat à l'élection présidentielle (4.7%)

1999 : alliance avec Charles Pasqua, création du Rassemblement pour la France, victoire aux élections européennes

2000 : séparation avec Charles Pasqua, recréation du MPF

2002 : ne se présente pas à l'élection présidentielle

2005 : soutien du non au TCE

2006 : candidat à l'élection présidentielle

Parcours classique d'un homme politique carriériste, Philippe De Villiers s'est illustré dans son action dans la redynamisation de la Vendée, qui le lui rendit bien en le réélisant trois fois comme député. Au niveau national, son chemin l'a mené à être proche de l'UDF, du PR, du RPR, de l'UMP et maintenant du FN, dont il se veut être le penchant républicain. La récente migration de cadres frontiste vers son parti prouve son glissement vers l'extrème. Empruntant ses thèmes au FN, l'immigration, l'islamisation, la technacratisation, anti-européisme sont les pilliers de sa politique. Il semble toutefois qu'il a de la peine à s'affirmir dans le débat, l'Europe n'étant plus un thème porteur dans l'élection présidentielle.

 

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