La proposition du jour (enfin d'hier ou aujourd'hui, je ne sais plus) a été donnée par François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle.
D'après lui, il faudrait compter pour les retraites les années d'engagement associatif. Ce qui veut dire, que lorsque qu'un citoyen passera du temps dans le milieu associatif cela comptera comme du temps de travail. La volonté du candidat est de faire en sorte de valoriser le mouvement associatif.
Bien évidemment, il n'a donné aucune indication sur les modalités : comment compter le temps de travail dans une association ? Comment faire quand on a travaillé en temps partiel et en même temps, quand on est engagé ?
Je pense qu'il s'agit d'une proposition louable en théorie mais complètement irréalisable en pratique. Vouloir mettre l'engagement associatif sur le même pied d'égalité que le travail relève de l'imaginaire, voire est contraire à l'esprit du mouvement associatif. Je suis toujours troublé de voir des personnes toucher des salaires quand elles travaillent dans des mouvements associatifs. Le bénévolat n'est-il pas l'essence même de l'association ? Imaginons aussi que la fraude serait très facilement réalisable. Tu montes ton assos en n'importe quoi et tu comptes toi-même les années. Sachant qu'en plus, il n'y a pas de cotisations. Ce sera donc à la société de financer intégralement leur retraite sans participation de leur part.
François Bayrou a surement voulu attirer une partie de l'électorat associatif à lui. Cependant je ne pense pas que celui-ci soit sensible à ce genre d'arguments.
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Quand je pense à Dominique Voynet, je me rappelle une seule image d'elle : la meilleure défenseresse du référendum du Traité pour une Constitution Européenne. Avant, il faut le dire, elle était surtout connue pour son inconstance capilaire. Brune, rousse, blonde, il semble qu'elle a eu du mal à se tenir à un choix.
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